A l’origine du programme : la panne de l’ascenseur social.
En France, les classes préparatoires et les Grandes Ecoles constituent une voie d’excellence internationalement reconnue et un formidable gage d’insertion professionnelle. Depuis des années, elles sont régulièrement montrées du doigt comme des vecteurs de reproduction immuable des clivages et inégalités sociales.
La question n’est pas nouvelle. Dès 1963, Bourdieu et Passeron mettaient en évidence qu’un enfant de cadre supérieur avait 2 fois plus de chances d’accéder à l’université qu’un enfant de cadre moyen, 40 fois plus qu’un enfant d’employé et 80 fois plus qu’un enfant d’ouvrier. Quarante ans plus tard, le Haut Conseil de l’Evaluation de l’Ecole, confirme la décevante actualité de cette analyse en constatant que 87% des enfants de cadres supérieurs obtiennent le Baccalauréat (dont 82 % en filière générale) contre 45% des enfants d’ouvriers non qualifiés (dont les deux tiers en filière technologique ou professionnelle).
Au contact des étudiants de l’ESSEC, les professeurs ont pu constater que le « capital social » des étudiants issus des catégories cultivées est un facteur clé de réussite, tout aussi important que les capacités intellectuelles réelles de chacun.
Sur la base de ce constat et fidèle à sa tradition d’humanisme et d’innovation, l’ESSEC a conçu en 2002 un dispositif novateur avec la volonté de développer une plus grande mixité sociale dans l’enseignement supérieur de haut niveau.
L’ESSEC dispose d’une Chaire Entrepreneuriat Social, visant à apporter un complément de formation aux étudiants intéressés par les initiatives privées au service de l’intérêt collectif. C’est cette chaire qui porte PQPM depuis son lancement.
De fait, PQPM est une entreprise sociale, puisque sa gestion et son développement permanent visent à maximiser l’impact sociétal.
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